Togo: alerte maximale contre la variole de singe

Alors qu’on la croyait loin des terres africaines , la variole du singe vient de faire parler d’elle mais cette fois-ci en Afrique de l’ouest. En effet, trois personnes, dont deux femmes et un homme, ont été testées positives à Lomé au Togo. Face à la situation, les autorités sanitaires ont déclenché une riposte pour contenir la propagation du virus.

C’est une alerte maximale lancée par les autorités togolaises. La surveillance épidémiologique au niveau des entrées et sorties du pays se sont davantage corsées depuis le 16 mai, la de l’annonce du tout premier cas confirmé de Mpox dans le pays. Il s’agit d’une jeune femme de 22 ans, résidant dans la région du Grand Lomé. Selon le communiqué du gouvernement, la patiente a été immédiatement prise en charge dans un service spécialisé en maladies infectieuses. Peu de temps après, deux autres cas ont été détectés, portant à trois le nombre total de personnes infectées.

Face à cette alerte sanitaire, le ministère de la Santé a activé un plan de riposte incluant l’isolement des malades, la recherche active des cas contacts et le renforcement de la surveillance épidémiologique. Selon des informations relayées par la presse togolaise, plus de 55 personnes ont été identifiées comme ayant été en contact direct avec les cas confirmés. Le professeur Anoumou Dagnran, coordonnateur du comité de riposte, a  souligné pour sa part que « trois quarts des patients présentent des lésions cutanées caractéristiques, notamment sur les paumes des mains, un symptôme typique de la Mpox ». Il faut noter qu’une campagne de sensibilisation a été lancée afin d’informer la population sur les signes de la maladie, les gestes barrières à adopter et la conduite à tenir en cas d’apparition de symptômes. Le gouvernement appelle à la vigilance collective pour freiner la chaîne de transmission.

Le Mpox, autrefois connu sous le nom de variole du singe, est  causé par l’orthopoxvirus simien et qui se caractérise par une éruption cutanée souvent douloureuse. La plupart des personnes se rétablissent sans traitement en quelques semaines, mais des cas graves peuvent survenir.  La transmission se fait principalement par contact étroit avec une personne infectée, ou par contact avec des objets contaminés. Les premiers symptômes peuvent inclure de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête et de la fatigue. Ensuite, une éruption cutanée apparaît, qui peut commencer par des macules, puis des papules et enfin des pustules.  Le diagnostic se fait généralement par un test PCR. 

En ce qui concerne le traitement, la plupart des cas guérissent spontanément, mais des traitements symptomatiques peuvent être nécessaires pour soulager les symptômes. Il est important de noter que la prévention du Mpox se fait par des mesures d’hygiène rigoureuses, telles que le lavage fréquent des mains, tout en évitant le contact étroit avec des personnes infectées. Le Bénin reste sur ses gardes depuis que l’annonce des cas confirmé au Togo voisin a été faite.  Les séquelles de la période marquée par l’épidémie du coronavirus sont toujours visibles. L’heure est à la vigilance.
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