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	<title>Archives des Santé au Bénin - Radio Afrique Santé</title>
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	<title>Archives des Santé au Bénin - Radio Afrique Santé</title>
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		<title>Qualité et sécurité sanitaire : Le Bénin se dote d’un laboratoire national ultramoderne</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 16:36:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><img width="150" height="150" src="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/11/laboraratoire-national-4-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" />En janvier 2026, le Bénin va franchir une étape décisive pour la santé de ses populations et celles de la sous-région. À quelques mètres du Centre Hospitalier International de Calavi, se dresse majestueusement  un laboratoire national de dernière génération dédié au contrôle de la qualité des produits de santé et de l&#8217;eau. Lancé en novembre 2021 et financé à hauteur d&#8217;environ 5 milliards FCFA, le Laboratoire National de Contrôle de Qualité des Produits de Santé et de l&#8217;Eau (LNCQEPS) vise à renforcer la conformité aux normes internationales et à protéger la santé des populations béninoises et africaines. &#160; Face aux défis liés à la circulation de produits de santé non conformes et aux enjeux de qualité de l&#8217;eau potable, le gouvernement a décidé de se doter d&#8217;un outil moderne et performant pour garantir la sécurité sanitaire des citoyens. Il traduit la volonté politique des autorités béninoises de renforcer l&#8217;autonomie nationale en matière de contrôle sanitaire, réduisant la dépendance vis-à-vis des laboratoires étrangers pour les analyses de conformité. Conçu selon les standards internationaux, ce laboratoire vise à garantir la qualité des produits de santé (médicaments, vaccins, dispositifs médicaux) ainsi que de l’eau consommée sur le territoire national. Il s’agit d’un instrument stratégique pour assurer la santé des populations et prévenir les risques liés à la circulation de produits contrefaits ou de mauvaise qualité. Selon le ministre de la Santé, Benjamin HOUNKPATIN, « au-delà de sa fonction scientifique, cette infrastructure est un symbole fort de souveraineté sanitaire. Elle incarne la vision du gouvernement béninois, sous le leadership du Président Patrice TALON, de bâtir un système de santé robuste, autonome et crédible ». Il ajoute que « le Bénin pourra désormais garantir à ses citoyens et à ses partenaires des produits conformes aux normes les plus exigeantes ». Achevé à plus de 99 %, le laboratoire entièrement équipé est  conçu pour accueillir des technologies d’analyse de dernière génération. Les installations, bientôt dotées de matériels de pointe, permettront de réaliser des tests complexes dans des conditions optimales. Les premières opérations de contrôle de qualité devraient démarrer dès janvier 2026, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère pour la régulation sanitaire nationale. À terme, le Laboratoire National de Contrôle de Qualité des produits de santé et de l’eau d’Abomey-Calavi deviendra un pôle d’excellence sous-régional, au service non seulement du Bénin mais aussi des pays voisins. Une avancée majeure qui illustre l’ambition du pays : faire du Bénin un modèle africain de rigueur scientifique, de modernité et de protection de la santé publique. Capacités techniques et services Le LNCQEPS se distinguera par ses capacités analytiques avancées et sa conformité aux standards internationaux. Il offrira une gamme complète de services aux autorités sanitaires, aux laboratoires pharmaceutiques et aux professionnels de santé. Pour garantir la fiabilité de ses résultats et leur reconnaissance internationale, le LNCQEPS devra obtenir des accréditations conformes à la norme ISO 17025. Cette certification assurera la traçabilité des analyses et la validité des résultats. Au-delà de ses frontières nationales, le LNCQEPS d&#8217;Abomey-Calavi s&#8217;inscrit dans une dynamique régionale visant à renforcer la sécurité sanitaire en Afrique de l&#8217;Ouest. Son impact dépassera le cadre béninois pour contribuer à l&#8217;amélioration de la santé publique à l&#8217;échelle sous-régionale. Réduction des risques pour la santé publique Les enjeux liés à la qualité de l&#8217;eau et des produits de santé sont considérables en Afrique. Selon l&#8217;OMS, la contamination microbiologique de l&#8217;eau potable peut entraîner des maladies telles que la diarrhée, le choléra et la dysenterie, responsables de nombreux décès. En Afrique subsaharienne, où l&#8217;accès à l&#8217;eau potable reste un défi, ces maladies hydriques affectent particulièrement les enfants de moins de cinq ans. Le LNCQEPS contribuera directement à la réduction de cette mortalité en assurant un contrôle rigoureux de la qualité de l&#8217;eau distribuée. Concernant les médicaments, la circulation de produits contrefaits et impropres à la consommation  constitue un fléau sanitaire et économique. Un contrôle efficace permettra d&#8217;identifier et retirer du marché les médicaments contrefaits ou sous-dosés, prévenir les résistances aux antimicrobiens causées par des dosages inappropriés et garantir l&#8217;efficacité thérapeutique des traitements administrés. En disposant de capacités analytiques nationales, les autorités pourront appliquer les normes nationales de manière rigoureuse et systématique, harmoniser les pratiques avec les standards régionaux de la CEDEAO, faciliter les inspections et contrôles aux frontières grâce à des analyses rapides, renforcer la pharmacovigilance par la détection précoce des produits défectueux. Cette capacité de contrôle national renforcera la position du Bénin dans les discussions régionales sur l&#8217;harmonisation des réglementations pharmaceutiques en Afrique de l&#8217;Ouest. Le LNCQEPS pourrait devenir un laboratoire de référence pour plusieurs pays de la sous-région, renforçant ainsi l&#8217;intégration économique et sanitaire ouest-africaine. Au-delà de sa construction et de son équipement initial, la réussite du LNCQEPS reposera sur sa capacité à fonctionner de manière pérenne et efficace. Plusieurs défis devront être relevés pour garantir la durabilité de cette infrastructure stratégique. Ce laboratoire national représente un investissement majeur dans la santé des générations futures. Sa réussite nécessitera l&#8217;engagement de tous pour en faire un véritable outil de protection sanitaire au service des populations. 📚 Pour en savoir davantage Gouvernement du Bénin (2021) &#8211; Contrôle de Qualité des produits de santé et de l&#8217;eau Bénin Révélé (2021) &#8211; Construction et équipement du laboratoire national OMS (2024) &#8211; Eau potable : Faits et chiffres FAO (2025) &#8211; Le Sénégal avance vers une sécurité sanitaire des aliments renforcée &#160; 🔗 Autres articles sur Radio Afrique Santé 30ème édition de conférence internationale sur population et développement : l&#8217;UNFPA œuvre pour l&#8217;implication de la jeunesse dans le développement Apnée du sommeil : risque de l&#8217;hypertension artérielle Culture : la diaspora béninoise en Côte d&#8217;Ivoire annonce la 2e édition des journées artistiques et culturelles</p>
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		<title>Bénin : pas de résurgence de la COVID-19, vigilance grippe saisonnière</title>
		<link>https://radioafriquesante.bj/benin-pas-de-resurgence-de-la-covid-19-vigilance-grippe-saisonniere/</link>
		
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		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 14:09:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><img width="150" height="150" src="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/11/grippe-prevention-benin-radioafriquesante-150x150.png" class="attachment-thumbnail size-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" />Depuis quelques semaines, des rumeurs persistent sur une probable résurgence du coronavirus au Bénin. Face à la peur qui tend à regagner certains, le ministère de la Santé est sorti de son silence pour rassurer:   aucune résurgence de la COVID-19 n&#8217;a été détectée récemment. En parallèle, les autorités signalent une hausse des cas de grippe saisonnière et lancent une campagne de sensibilisation sur les mesures de prévention adaptées au climat tropical africain. Face aux rumeurs qui se font de plus présentes alimentant la peur et la crainte au sein des populations, les autorités béninoises ont ont très tôt pris leurs responsabilités. Dans un communiqué, le ministère de la Santé a tenu a apporté une clarification importante sur la situation épidémiologique du pays en confirmant l&#8217;absence totale de résurgence de la COVID-19 sur le territoire national. Mais les autorités ont attiré  l&#8217;attention sur une augmentation des cas de grippe saisonnière observée dans plusieurs régions. Cette double communication vise à la fois à rassurer la population et à maintenir une vigilance sanitaire appropriée face aux infections respiratoires courantes en cette période. Que dire sur la COVID-19 au Bénin Selon les données officielles, aucun cas de COVID-19 n&#8217;a été détecté récemment au Bénin. Cette situation rassurante résulte d&#8217;une surveillance épidémiologique continue mise en place par les autorités sanitaires. Le système de veille nationale maintient des capacités de dépistage actives, permettant de détecter rapidement toute éventuelle résurgence du virus. Les centres de santé continuent d&#8217;appliquer les protocoles de surveillance, avec des tests disponibles pour toute personne présentant des symptômes respiratoires suspects. En revanche, les autorités sanitaires ont observé une hausse notable des cas de grippe saisonnière dans plusieurs régions du Bénin, en particulier dans les zones urbaines densément peuplées où la promiscuité favorise la transmission virale. Les centres de santé rapportent une affluence accrue de patients présentant des symptômes grippaux typiques : fièvre, toux, fatigue et douleurs musculaires. Cette tendance, bien que préoccupante, reste dans les limites d&#8217;une variation saisonnière normale pour une infection respiratoire courante sous climat tropical. Grippe saisonnière : risques, symptômes et groupes vulnérables La grippe saisonnière représente une infection virale aiguë du système respiratoire qui peut entraîner des complications sérieuses chez certaines personnes. Comprendre ses manifestations et ses risques permet d&#8217;adopter une attitude appropriée face aux premiers symptômes. Selon le Ministère de la Santé , la grippe se distingue d&#8217;un simple rhume par l&#8217;intensité et la brutalité de ses manifestations, nécessitant parfois une prise en charge médicale adaptée. Les manifestations de la grippe apparaissent généralement de façon brutale et intense. Parmi les signes à surveiller, il y a la fièvre élevée (souvent supérieure à 38,5°C), les frissons et sueurs abondantes, la toux sèche et persistante, les maux de gorge et l&#8217;irritation, les myalgies (douleurs musculaires diffuses), la fatigue intense et la faiblesse générale, les maux de tête parfois violents, ainsi qu&#8217;un écoulement nasal et de la congestion. Ces symptômes évoluent généralement favorablement en 5 à 7 jours chez les personnes en bonne santé, mais la fatigue peut persister plusieurs semaines après la guérison. Même si la grippe saisonnière parât anodine pour d&#8217;autres, il faut signaler qu&#8217;il certaines catégories de population qui présentent un risque accru de complications graves. Il y a les enfants de moins de 5 ans, particulièrement les nourrissons, les personnes âgées de plus de 65 ans, les femmes enceintes à tous les stades de grossesse, les personnes souffrant de maladies chroniques  telles que le  diabète, l&#8217;insuffisance cardiaque, les maladies respiratoires, l&#8217;immunodépression. Chez ces personnes vulnérables, la grippe peut entraîner des complications sévères telles que la pneumonie bactérienne, la décompensation de maladies chroniques existantes, ou des hospitalisations prolongées. Quelle différenciation entre COVID et grippe saisonnière Bien que la COVID-19 et la grippe saisonnière partagent certains symptômes respiratoires, seuls des tests diagnostiques permettent une différenciation certaine. Les autorités sanitaires recommandent de consulter un professionnel de santé en cas de symptômes respiratoires pour obtenir un diagnostic précis. Les centres de santé disposent des capacités de dépistage pour les deux pathologies, ce qui permet d&#8217;adapter le traitement et de surveiller l&#8217;évolution épidémiologique des infections respiratoires au niveau national. Mesures de prévention adaptées au climat tropical africain Le climat tropical béninois, caractérisé par une chaleur et une humidité élevées, impose des adaptations spécifiques dans les stratégies de prévention des infections respiratoires. Les mesures recommandées tiennent compte de ces particularités environnementales et des modes de vie locaux. Comme le rappelle le ministère de la Santé,  les gestes barrières restent la première ligne de défense, même sous un climat tropical. Les mesures d&#8217;hygiène demeurent essentielles et applicables en toutes circonstances. Il s&#8217;agit du lavage des mains (se laver fréquemment les mains à l&#8217;eau et au savon pendant au moins 20 secondes, particulièrement après avoir toussé, éternué ou touché des surfaces partagées). En second lieu, il est essentiel d&#8216;éviter le contact avec le visage ( ne pas toucher les yeux, le nez ou la bouche sans avoir préalablement nettoyé ses mains). L&#8217;autre geste qui reste tout aussi essentiel est le fait  de tousser ou éternuer dans le pli du coude, utiliser des mouchoirs jetables et les jeter immédiatement après usage. Et pour finir, il y a la distanciation sociale  qui consiste à éviter les contacts rapprochés avec les personnes présentant des symptômes respiratoires. Ces gestes simples réduisent considérablement la transmission des virus respiratoires dans les espaces publics, marchés, transports et lieux de travail. Vaccination et renforcement du système immunitaire La vaccination antigrippale constitue la protection la plus efficace, particulièrement pour les groupes à risque. Le ministère encourage les personnes vulnérables à se faire vacciner dès que le vaccin est disponible dans les centres de santé. Au-delà de la vaccination, le renforcement du système immunitaire repose sur des mesures de santé globale  comme une alimentation équilibrée qui repose sur des fruits et légumes locaux riches en vitamines. Il faut aussi privilégier dormir 7 à 8 heures par nuit pour permettre la récupération de l&#8217;organisme. Mettre un point d&#8217;honneur sur la pratique d&#8217;activité physique régulière et une hydratation adéquate. Ces habitudes de vie contribuent à maintenir</p>
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		<title>Conférence internationale sur la nutrition: le Bénin innove</title>
		<link>https://radioafriquesante.bj/benin-conference-internationale-nutrition-innovations-enfants/</link>
		
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		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 17:44:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><img width="150" height="150" src="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/09/54815898439_21d3c875c9_3k-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" />La première Conférence Internationale sur la Nutrition  s&#8217;est tenue à Cotonou les 27 et 28 septembre 2025 à Cotonou et a réuni des décideurs, experts et partenaires autour du thème : « Investir dans la nutrition : un choix stratégique pour la santé et le développement durable des générations ». Cette mobilisation unique a permis de dresser des perspectives ambitieuses et adaptées aux réalités du continent africain &#160; Placée sous l&#8217;égide du Président de la République, Monsieur Patrice TALON, la Conférence Internationale sur la nutrition a réuni des leaders internationaux, des experts, ainsi que des Partenaires techniques et financiers, venus réfléchir aux solutions innovantes pour relever les défis de la nutrition et de la sécurité alimentaire.  En procédant à l’ouverture officielle des travaux, le Chef de l’État a rappelé que la nutrition constitue un pilier essentiel du développement humain. L&#8217;engagement du Bénin pour la qualité de la nutrition découle de la prise en compte du développement cognitif comme ressource créatrice de richesse. « La santé, l’éducation et la productivité des générations futures dépendent de notre capacité à garantir à chaque enfant, chaque femme et chaque homme une alimentation saine et équilibrée », a-t-il affirmé, avant d&#8217;insister : « Nourrir nos enfants n’est pas une option, c’est un impératif ». &#160; Contexte international et impératif nutritionnel La rencontre internationale sur la nutrition survient dans une période où la nutrition est reconnue mondialement comme un levier crucial pour le développement durable, étroitement lié à la santé, l’éducation et la capacité de résilience face au changement climatique. La malnutrition, accentuée par les crises sanitaires récentes, reste un défi mondial qui appelle une coordination internationale et des réponses adaptées aux réalités du terrain. Spécificités de l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest En Afrique de l’Ouest, l’insécurité alimentaire aggravée par la pauvreté, les vulnérabilités climatiques et la fragilité des systèmes de santé touche chaque année des millions de personnes. Les situations d’urgence se multiplient (sécheresses, inondations, déplacements de population), rendant plus complexe la lutte contre la malnutrition et nécessitant des solutions adaptées, notamment pour les enfants et les femmes, particulièrement exposés. Un des acquis majeurs de Cotonou 2025 est que plus de 400 millions de dollars d’engagements financiers pour la nutrition ont été mobilisés, consolidant les projets sur le terrain et accélérant la mise en œuvre des politiques publiques . Le Bénin a aussi partagé son modèle d’organisation, incarné par la création de l’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (ANAN), pour une gouvernance intégrée et efficace. Le rendez-vous de Cotonou a permis la présentation des solutions concrètes et innovantes, adaptées au contexte ouest-africain. Ces innovations visent à renforcer la production locale d’aliments sains, améliorer le suivi nutritionnel et garantir l’accès à une alimentation équilibrée, notamment pour les plus jeunes. Des exemples remarquables de pratiques agroécologiques utilisant des semences résilientes et des systèmes d’irrigation économes en eau permettent d’accroître la production malgré les aléas climatiques. Ces innovations renforcent l’autonomie alimentaire des petits producteurs et protègent la diversité nutritionnelle des populations vulnérables. Malgré les embûches, le Bénin a fait de grandes avancées en matière de lutte contre la malnutrition. Un modèle phare fait actuellement son petit bonhomme de chemin et sert de modèle dans la sous-région et au-delà. Il s&#8217;agit du Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI), qui permet à plus de 700 000 enfants au Bénin de bénéficier chaque jour de repas sains à l’école, réduisant la malnutrition et augmentant la fréquentation scolaire. Stratégies durables, inclusives et partenariats Pour ancrer la nutrition dans la durée, la Conférence de Cotonou a insisté sur la mise en place de plans multisectoriels et d’un financement partagé entre acteurs publics, privés et organisations non gouvernementales. Elle a rappelé l’importance du rôle des communes, des associations locales et des femmes rurales dans la définition des actions, soulignant ainsi l’inclusion de tous dans la lutte contre la malnutrition. L’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (ANAN) s’impose comme chef d’orchestre national, coordonnant l’action de tous les ministères et investisseurs concernés et veillant à la cohérence des interventions selon la vision stratégique du gouvernement béninois. C&#8217;est pour cela que la Déclaration de Cotonou promeut une mobilisation continue des ressources et des partenariats public-privé. Les engagements financiers rassemblés permettront de pérenniser les programmes phares et d’élargir le soutien aux communautés isolées. Impacts attendus et feuille de route pour l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest Au sortir de l’événement, un agenda clair a été défini, articulant priorités opérationnelles immédiates, renforcement progressif des capacités et mécanismes rigoureux de suivi pour garantir une amélioration concrète de la nutrition régionale. Les principales actions s&#8217;articulent autour de  l&#8217;extension de l’alimentation scolaire, du soutien rapide aux chaînes d’approvisionnement locales, l&#8217;accélération du déploiement d’outils de surveillance nutritionnelle. Ces chantiers sont essentiels quand on sait que les conditions de vie de nombreuses familles rurales varient fortement en fonction des saisons et des récoltes . La montée en puissance des institutions de nutrition et le transfert de technologies adaptées (applications mobiles, stockage moderne, conseils agricoles) constituent le socle d’une transformation durable, financée par une alliance d’acteurs régionaux et internationaux. Des indicateurs seront déployés pour mesurer l’amélioration de la prévalence de la malnutrition, la fréquence des repas scolaires ou l’accès au microcrédit agricole. Un dispositif de reddition annuelle, ouvert à la société civile, garantira la transparence et l’adaptation continue des stratégies. &#160; 📚 Pour en savoir davantage Ouverture de la Conférence Internationale sur la Nutrition à Cotonou – Présidence du Bénin, 2025-09-27 Plus de 400 millions de dollars d’engagements financiers recueillis – Matin Libre, 2025-09-29 La déclaration de Cotonou – BENIN TV, 2025-09-28 Les PAF et le gouvernement béninois unis pour vaincre la malnutrition – Fraternité Bénin, 2025-09-27 &#160; 🔗 Autres articles sur Radio Afrique Santé Analyse nationale du PNASI Dossier ANAN et coordination des politiques alimentaires Sécurité alimentaire régionale : enquêtes et perspectives</p>
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		<title>Les produits BLEDINE interdits au Bénin</title>
		<link>https://radioafriquesante.bj/produits-bledine-benin-interdiction/</link>
		
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		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 12:57:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><img width="150" height="150" src="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/09/bledine-150x150.png" class="attachment-thumbnail size-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" srcset="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/09/bledine-150x150.png 150w, https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/09/bledine-770x770.png 770w, https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/09/bledine-768x768.png 768w, https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/09/bledine.png 800w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" />Suite à l’identification de risques sanitaires dans la composition ou la fabrication des biscuits et farines BLEDINE, les autorités béninoises ont interdit leur vente et leur consommation sur tout le territoire. Cette mesure exceptionnelle met en lumière les enjeux cruciaux de la sécurité alimentaire, interroge la capacité de contrôle des États et renforce l’urgence de protéger les consommateurs, particulièrement les plus vulnérables, partout en Afrique. Le gouvernement béninois, par l’intermédiaire de ses autorités sanitaires, a suspendu la commercialisation et la consommation des produits BLEDINE suite à des contrôles ayant révélé des risques sanitaires dans la composition ou la fabrication de ces aliments pour enfants. Cette décision s’inscrit dans un contexte africain où les maladies d’origine alimentaire restent une menace majeure : chaque année, 600 millions de personnes sont malades et 420 000 en meurent, avec une exposition accrue pour les enfants et populations fragiles. Au nombre des produits visés, il y a : Blédine croissance céréales vanille et lait 12 mois, étui 400 g, avec plusieurs lots portant des dates limites de consommation comprises entre le 11 et le 12 septembre 2026 ; Blédine biscuit dès 6 mois, Blédina 400 g, avec des lots datés entre le 3 et le 5 septembre 2026. Les distributeurs sont invités à retirer ces produits des rayons, stocks et circuits de distribution, tout en relayant l’information à leurs différents réseaux. Les consommateurs doivent selon les autorités, cesser immédiatement  la consommation en rapportant les produits aux points de vente et en signalant tout incident lié à leur usage au ministère de la Santé. Risques identifiés Les analyses ont pointé principalement trois types de risques. Il s&#8217;agit de la présence potentielle de contaminants (microorganismes pathogènes, résidus chimiques), des ingrédients non conformes aux normes locales et internationales. On parle également de défauts d’hygiène dans la production ou la chaîne d’approvisionnement. La nécessité d’analyses de laboratoire poussées est souvent soulignée pour vérifier la conformité de chaque lot. Procédure réglementaire au Bénin Au Bénin, la Direction de l’Agroalimentaire et l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments sont généralement les organes en charge. Après alerte et contrôle, une enquête est menée, incluant des prélèvements et l’analyse en laboratoire des produits. Des décisions d’interdiction ou de retrait sont prises dès confirmation d’un risque, avec possibilité pour les fabricants de fournir des contre-expertises. Comparaisons régionales Le Bénin n’est pas isolé : le Sénégal a mis en place un guide de bonnes pratiques pour la restauration de rue et renforcé ses contrôles avec des dispositifs adaptés APS (2023-10-16). En Algérie, des campagnes de prévention et de formation sont systématisées pour anticiper les risques d’intoxication APS (2023-10-16). Ces démarches rejoignent les recommandations internationales de vigilance active et de contrôle produit CERFAM (2025-06-07). Impacts sur la santé publique La santé publique reste la priorité. Les maladies alimentaires peuvent se traduire par des intoxications aiguës, des infections chroniques et la dénutrition, particulièrement chez les enfants et les personnes dites « à risque » CERFAM (2025-06-07). Les principaux dangers concernent les enfants, nourrissons et personnes immunodéprimées. Ces groupes présentent une susceptibilité accrue aux contaminations : fièvre, diarrhée, vomissements, maux de ventre sont à surveiller chez les plus petits. Selon l’OMS, les enfants paient un lourd tribut avec des conséquences parfois irréversibles sur leur santé CERFAM (2025-06-07). Conséquences à court et long terme À court terme, des symptômes d’intoxication alimentaire peuvent apparaître rapidement après l’ingestion. Sur le long terme, la consommation répétée d’aliments contaminés augmente le risque de maladies chroniques, voire des retards de croissance chez l’enfant. Le suivi épidémiologique est recommandé afin de repérer l’apparition de cas groupés CERFAM (2025-06-07). Il est conseillé aux professionnels de santé de signaler tout cas suspect d’intoxication liée à la consommation des produits incriminés aux autorités sanitaires, afin de faciliter la traçabilité. Cela comprend la réalisation de prélèvements, le suivi des patients et la transmission systématique d’informations lors d’alertes sanitaires CERFAM (2025-06-07). Campagnes de sensibilisation grand public La communication reste un axe majeur. « N’achetez ni ne consommez les lots concernés, vérifiez scrupuleusement l’étiquetage, privilégiez les alternatives sûres et locales». Pour toucher tous les publics, il convient d’utiliser la radio, les marchés, les relais communautaires, les affiches dans les centres de santé et l’éducation familiale : 70% des consommateurs africains déclarent déjà préférer acheter des marques alimentaires locales selon les informations rapportées par Agence Ecofin Soutien aux alternatives locales et relance économique L’interdiction de certains produits doit être l’occasion d’encourager une production locale mieux contrôlée, conforme aux normes sanitaires. Accompagnement technique, soutien aux PME et labels de qualité sont des leviers à renforcer Agence Ecofin (2024-11-08). Cette dynamique peut favoriser l’économie locale et restaurer la confiance des consommateurs. &#160; 📚 Pour en savoir davantage CERFAM (2025-06-07) – Sécurité sanitaire des aliments : la science en action… Agence Ecofin (2024-11-08) – 70% des consommateurs préfèrent les marques locales APS (2023-10-16) – Sécurités alimentaire et sanitaire: des mesures préventives &#160; 🔗 Autres articles sur Radio Afrique Santé Grossesse précoce : le risque élevé de faire des bébés prématurés Lutte contre le VBG : le Réseau de la Renaissance Africaine et de la Diaspora ARDN en fait sa priorité Diabète sucré : voici la liste de ses facteurs de risques</p>
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		<title>Bénin: Cri de cœur des personnes handicapées </title>
		<link>https://radioafriquesante.bj/26437-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ginette Fleur Adandé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 May 2025 09:07:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[Santé au Bénin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><img width="150" height="150" src="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/05/Image1-150x150.png" class="attachment-thumbnail size-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" />Selon la convention relative aux droits des personnes handicapées et la loi portant protection et promotion de leurs droits en République du Bénin, on entend par Personne handicapée, toute personne qui présente une incapacité physique, mentale, intellectuelle ou sensorielle dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à sa pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres. Qu’il soit inné ou acquis, les préjugés qui émanent de la société sur le handicap sont nombreux. Dans cet article, vous en saurez davantage sur le regard porté sur le handicap, ce que ressentent les personnes vivant avec un handicap et le combat qu&#8217;elles sont obligées de mener  au quotidien. Vous aurez également une idée des actions menées en faveur des personnes handicapées au Bénin. Entre témoignages des victimes, conseils du psychologue, ainsi que le cri de cœur des  personnes engagées dans la lutte pour l&#8217;épanouissement des personnes handicapées, cet article vous invite dans une immersion totale dans  la thématique du handicap. Le handicap peut être inné ou acquis. En effet, l’on peut naître avec ou l’acquérir au cours de la vie. Ainsi, nous avons des personnes handicapées physiques,  intellectuelles, mentales ou psycho-sociales, des personnes handicapées sensorielles dont auditives et visuelles. Dame Laure, est mère d’un enfant handicapé. Elle relate la situation qu’elle vit au quotidien :« Je me retire presque tous les jours dans ma chambre pour pleurer à cause de mon enfant handicapé depuis sa naissance. Il aura bientôt 10 ans.  Mais puisqu’il n’agit pas comme les enfants normaux, il est devenu un sujet de moqueries dans mon quartier ».Il s’agit d’un cas parmi tant d’autres du rejet que subissent les personnes handicapées et de l’état d’âme de leurs proches.  Dame Inès par exemple a un enfant qui selon les premiers diagnostics du pédiatre à la naissance serait atteint de la trisomie 21. Mais le caryotype demandé et fait difficilement par les parents car n&#8217;ayant pas les moyens se révèlera négatif. Et depuis cinq ans le jeune enfant n&#8217;a pu s&#8217;asseoir de lui même. Sa mère raconte les railleries et les moqueries dans un concert de quolibets qu&#8217;elle est obligée de supporter venant de la part du voisinage et parfois de ses proches. «C&#8217;est un drame que je vis chaque jour et cela me fait mal. Je n&#8217;ai pas demandé à mettre au monde un enfant ayant un handicap. Et je comprends pas l&#8217;intolérance, la discrimination, la stigmatisation dont nous sommes victimes. Et ce que je comprends pas, c&#8217;est que ces genres de comportements viennent aussi de ma famille. Il est déjà arrivé à mon époux de douter de sa paternité. Il l&#8217;a dit dans un moment de désespoir mais c&#8217;est resté et cela alimente chaque jour mon désespoir face à la situation» En dehors des enfants qui naissent handicapés, il y a aussi des jeunes ou adultes qui grandissent normalement et qui subitement ou après un accident de la circulation deviennent des personnes handicapées à vie. Le cas de Théophile Tawéma est édifiant. Il est devenu mal voyant alors qu’il était en classe de Cm2. Aujourd’hui, il est le président de la coordination communale des personnes handicapées d’Abomey Calavi. Il raconte les débuts de son handicap.« Je ne suis pas une personne handicapée de naissance. J’ai eu la chance de voir correctement, je n’avais pas de problème d’yeux et je suis allé à l’école jusqu’en classe de CM2. C’est après mon CEP que cela a commencé et mon papa m’a amené chez un ophtalmologue pour des consultations mais cela n’a pas abouti et je suis devenu un malvoyant ». Florel Ahouanssou est un étudiant en deuxième année d&#8217;histoire à l&#8217;université d&#8217;Abomey Calavi. Au quotidien, il  fait face à plusieurs défis. Il est né sans aucun handicap, c&#8217;est en grandissant qu&#8217;il a commencé par perdre la vue. Ses difficultés sont énormes, surtout pour un étudiant. Il confie que cela s&#8217;accentue surtout avec les chauffeurs de bus communément appelés tokpa tokpa. Croyant, le jeune homme reste positif et espère plus tard travailler à l&#8217;ONU ou à l&#8217;UNESCO.  Tout comme lui, Innocent Gnarigo, aujourd’hui étudiant en Anglais en Année de Master est devenu une personne en situation de handicap à l’âge de 3 ans. Il confie les conditions dans lesquelles il est devenu une personne handicapée. « Je ne suis pas une personne handicapée de naissance. Cela est survenu  à la suite d’une piqure lorsque j’avais trois ans et c’est à cause de cela qu’aujourd’hui, je suis une personne en situation de handicap. Pour ma part, je suis un handicapé de type moteur. J’ai un déséquilibre entre mes deux jambes, la jambe gauche étant plus courte, j’ai de difficulté à marcher sur une longue distance à cause des douleurs atroces au niveau de la jambe concernée. Lorsque que je me repose pendant longtemps aussi, je sens des douleurs au niveau des nerfs, articulations, ce qui a un revers sur la hanche ». De façon générale, la personne handicapée est  rejetée, exclue de la société, est isolée et  n’est pas considérée. Les propos de Milène Ganglozoun, psychologue et assistante sociale au service de l’inclusion sociale de la fédération des associations des personnes handicapées du Bénin corroborent  bien ce fait.« Lorsqu’un enfant nait avec un handicap, ce n’est pas aisé pour les parents qui se découragent et l’enfant le ressent tout de suite. Mais si le parent prend du recul et l’enfant est intégré dans une structure d’accompagnement, il vit facilement avec son handicap ». En revanche, si le handicap survient subitement dans la vie d’une personne, elle reçoit le choc très violemment. Mais malheureusement, en plus de faire face à son handicap, la victime doit également affronter le regard de la société. «Une frange de la société fuit la personne handicapée comme si le mal dont elle souffre est contagieux. Tous ces comportements frustrent la personne handicapée. Il y a aussi ceux-là qui ont le sentiment de pitié, de compassion pour les personnes handicapées»  souligne Milène Ganglozoun. Afin de s’élever au-dessus de la conception générale, des personnes handicapées ou en situation de handicap se</p>
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		<title>Bénin : Démarrage de la campagne pour la prévention et le traitement de l’onchocercose</title>
		<link>https://radioafriquesante.bj/benin-demarrage-de-la-campagne-pour-la-prevention-et-le-traitement-de-lonchocercose/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ginette Fleur Adandé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 16:52:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[Santé au Bénin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><img width="150" height="150" src="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/04/Benjamin-Hounkpatin-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" />L’onchocercose  qui est une question de santé publique est au cœur des préoccupations du gouvernement. Ainsi, le ministère de la Santé, par le biais du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles, avec l’appui des partenaires techniques et financiers dans le domaine de la santé, a entamé lundi une campagne de traitement de masse par la distribution de médicaments à toute la population béninoise dont l’âge est compris entre 5 ans et plus. Cette campagne qui a démarré le  31 mars, prend fin le 11 avril 2025. Selon le communiqué qui informe de cette action sanitaires, des relais communautaires passeront dans les ménages situés dans les 51 Communes endémiques à la maladie pour distribuer ledit médicament. L&#8217;onchocercose est une maladie parasitaire touchant les yeux et la peau causée par une filaire, un ver dont le nom scientifique est Onchocerca volvulus. Elle est transmise aux humains via les piqûres d&#8217;une petite mouche noire infectée appelée simulie. Maladie tropicale négligée, l&#8217;onchocercose est appelée « cécité des rivières » du fait que ces mouches se reproduisent dans les cours d&#8217;eau agités et que la maladie augmente le risque de cécité chez les personnes vivant à proximité.  Selon de nombreuses recherches, environ 18 millions de personnes sont atteintes d’onchocercose dans le monde. Près de 270 000 d’entre elles sont aveugles et 750 000 ont des troubles visuels. L’onchocercose est la seconde cause de cécité infectieuse dans le monde.</p>
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		<title>Incursion dans la vie d&#8217;un crieur public</title>
		<link>https://radioafriquesante.bj/incursion-dans-la-vie-dun-crieur-public/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ginette Fleur Adandé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 15:57:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[Impact sur la Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Santé au Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Infantile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><img width="150" height="150" src="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/03/crieur-public-2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" />Dans certaines régions du Bénin, les autorités sanitaires font preuve de stratégies quand il faut sensibiliser les parents à faire sortir leurs enfants pour les différents types de vaccination. C’est à ce niveau que le crieur de rue intervient pour une sensibilisation de proximité. Il fait partie intégrante des stratégies pour améliorer la couverture vaccinale au Bénin : ses services sont sollicités pour sensibiliser et faire tomber les barrières qui empêchent d’accéder à la vaccination. &#160; A  Tori-Bossito, une localité située dans la commune d’Abomey-Calavi dans le département de l’Atlantique. Située à quelques 38 kilomètres de Cotonou, elle fait partie de ces régions du Bénin réfractaires à la vaccination. Le centre vaccinal de l&#8217;hôpital public est souvent clairsemé. Pas de rangs serrés, pas de gestes d&#8217;impatience des parents irrités par les longues files d&#8217;attentes. Les mamans préfèrent vaquer à leurs occupations dans les champs ou au marché. Entre autres stratégies, les autorités locales ont pensé au crieur public, convaincues qu&#8217;un message porté par un homme du coin peut donner des résultats. Un homme du coin &#160; Kanlinsou Enoch s&#8217;est porté volontaire pour jouer ce rôle. Encore en formation pour devenir assistant social, il ne comprend pas l&#8217;énergie avec laquelle certains défendent l&#8217;inutilité des vaccins. « Tant qu&#8217;on peut se mettre à l&#8217;abri des maladies en se vaccinant, il faut le faire. La vie est chère et on ne peut pas investir le peu qu&#8217;on gagne dans la maladie, alors qu&#8217;on aurait pu l&#8217;éviter »  Il est parfois confus lorsqu&#8217;il entend les gens prier pour une certaine longévité mais se défilent lorsqu&#8217;il faut observer certaines règles pour être en bonne santé. « Au temps du COVID, Je voyais comment dans les autres pays, les gens se précipitent pour se faire vacciner contre ce mal qui a décimé des vies. Mais ici, surtout dans notre localité, ce n&#8217;est pas facile. On a dû faire du porte à porte, exposer les risques pour qu&#8217;enfin certains comprennent. C&#8217;est la même chose pour la vaccination infantile. Je crois que nous devons redoubler d&#8217;efforts et sensibiliser davantage », confie le jeune homme. Âgé de 32 ans, Enoch s&#8217;est donné pour mission de convaincre les mamans à faire vacciner leurs enfants et les adultes qui hésitent encore à se faire vacciner. Même quand certains se blessent, ils ne veulent pas se faire vacciner pour se protéger. Le jeune homme prend au sérieux sa mission, même si pour la réussir, il doit essuyer des critiques ou se faire jeter de certaines maisons. Il se souvient avec effroi, le jour où il était entré dans une maison pour une séance d&#8217;information sur le vaccin contre la poliomyélite. Le chef de famille qui voit derrière chaque vaccin, un complot d&#8217;extermination des populations africaines, en guise de réponse à la salutation à lui adressée, a crié au voleur. La sensibilisation, un atout pour la vaccination &#160; Les expériences aussi explosives que celle-là, Enoch en compte à la pelle. Mais se sentant investi d&#8217;une mission patriotique, il ne se laisse jamais gagner par le découragement. Il puise la force nécessaire dans le soutien de ses proches. Il pense qu&#8217;il se reposera le jour où tous les enfants de sa localité auront leur carnet de vaccination à jour. Ces journées démarrent généralement à 6h30, essuyant parfois des injures, ou se faisant interpeller par quelques sceptiques qui veulent comprendre. Quand il a accepté sensibiliser la population, il ne s&#8217;attendait pas à autant d&#8217;obstacles. Mais déterminé, il poursuit sa mission, n&#8217;en déplaise au soleil de plomb qui fini par le rattraper. Les soignants reconnaissants Un tour au centre de la santé, et les agents vaccinateurs sont plutôt contents. La monotonie du quotidien a laissé place à une matinée plutôt chargée, raconte Évelyne. Elle a déjà vacciné plus de 30 enfants alors qu&#8217;habituellement, elle n&#8217;en reçoit que cinq. Elle est convaincue qu&#8217;à force de les sensibiliser, les parents finiront par comprendre la nécessité de protéger leurs enfants. « Je suis très contente aujourd&#8217;hui. Je m&#8217;attendais encore à humer l&#8217;air, mais les mamans viennent. Même des femmes enceintes sont venues pour le vaccin anti-tétanos. Ce qui était vraiment rare. Quand tu passes une journée comme celle d&#8217;aujourd&#8217;hui, tu rentres fière d&#8217;avoir accomplir ta mission ». Pour Sossou Patricia, maîtresse d&#8217;école, la crise sanitaire est venue accentuer la méfiance des habitants sur les vaccins. Avant, les agents vaccinateurs pouvaient passer dans les écoles pour administrer les doses de vaccin aux enfants en âge de les recevoir. Mais aujourd&#8217;hui c&#8217;est impossible de le faire sans s&#8217;attirer la foudre des parents. Elle confie que des parents ont donné des instructions fermes afin que leurs enfants ne soient vaccinés sans leur consentement. Ils craignent qu&#8217;on leur administre une dose du vaccin contre la COVID-19 à la place de celle contre la poliomyélite. Il y a beaucoup de Béninois qui rejettent les vaccins, pas parce qu&#8217;ils ne sont pas conscients de leur importance, mais parce qu&#8217;ils doutent de la qualité du produit qui leur sera administré. Le travail n’est jamais terminé Il est 16h. Pour Enoch, la journée se termine. Il est content d&#8217;avoir pu sauver des vies et a hâte de recommencer le lendemain. « Ce soir, je ferai du porte à porte. J&#8217;essayerai de parler à mes proches. Tant qu&#8217;on peut se mettre à l&#8217;abri des maladies en se vaccinant, il faut le faire. La vie est chère et on ne peut pas investir le peu qu&#8217;on gagne dans la maladie, alors qu&#8217;on aurait pu l&#8217;éviter ». &#160; Grâce aux  campagnes de vaccination menée par les pays et les partenaires techniques notamment l’organisation mondiale de la santé et bien d&#8217;autres comme l&#8217;Unicef, l&#8217;alliance Gavi,  de nombreux enfants ont été sauvés et les épidémies sont devenues rares. Malheureusement, l’avènement du coronavirus a entraîné un recul de la surveillance vaccinale dans le monde. Le Bénin n&#8217;échappe pas à ce regain d&#8217;intérêt pour la vaccination. Pour une population estimée à plus de dix millions d’habitants, le nombre de personnes complètement vaccinées contre le coronavirus par exemple n&#8217;atteint pas trois millions, selon les</p>
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		<title>Les agents de santé communautaire en première ligne contre les maladies évitables au Bénin</title>
		<link>https://radioafriquesante.bj/les-agents-de-sante-communautaire-en-premiere-ligne-contre-les-maladies-evitables-au-benin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ginette Fleur Adandé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 08:21:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé au Bénin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><img width="150" height="150" src="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/02/sante-communautaire-150x150.webp" class="attachment-thumbnail size-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" />Au Bénin, la généralisation de la politique de santé communautaire est désormais une effectivité et porte l’espoir d’un changement qualitatif du système de santé. Au front pour relever ce défi dans les différentes communes, il y a les relais communautaires et les Agents de Santé Communautaires Qualifiés (ASCQ). Ils sont formés pour exécuter une série d&#8217;activités au nombre desquels les visites à domicile, les séances causerie, les campagnes de masse, les références en cas de maladie, le renforcement du programme élargi de vaccination (PEV), l’encouragement vers la vaccination de routine surtout les enfants zéro dose et bien d&#8217;autres. D’ailleurs la visite d’une délégation de GAVI, le premier partenaire du Bénin en matière de vaccination, a permis d’admirer de près, le travail effectué sur le terrain par ces guerriers de la santé communautaire. Le Bénin façonne au mieux sa vision en ce qui concerne la santé communautaire en basant sa politique sur la prévention et la promotion de la santé ainsi que la mise en place d&#8217;un dispositif permanent d&#8217;alerte en milieu communautaire. Au total 1.500 relais communautaires et 37 agents de santé communautaires qualifiés ont été déployés pour la mise en œuvre de cette politique qualifiée d’ « innovante » par le gouvernement. Lors du lancement, le ministre de la santé a déclaré qu’« un relais communautaire aura à charge en moyenne 200 ménages. Il aura pour mission de visiter tous les ménages de son aire de couverture au moins une fois par semaine pour détecter les problèmes de santé, conseiller et orienter, distribuer des intrants et produits de santé et aider à la référence des cas ». Il a également souligné que « l&#8217;agent de santé communautaire supervise tous les relais communautaires de son arrondissement, traite les cas usuels, oriente et réfère vers les structures de santé pour la prise en charge des problèmes de santé ». &#160; Dans le zou par exemple, la ville d’Abomey reste une championne dans le domaine. Des relais communautaires chevronnés, rompus à la tâche travaillent de jour comme de nuit pour le bien-être et l’épanouissement de la population. Face à une équipe conduite par Colette Selman, la Directrice des Programmes Prioritaires de GAVI et composée de plusieurs personnalités du monde sanitaire telles que Dr Alain Ahawo de l’alliance GAVI, Marguerite Cornu, Gestionnaire principale du programme, rougeole et rubéole, Jean Kouamé KONAN de l’OMS, Célestin Traore de l’UNICEF, Konrad Déguenon, directeur de la santé communautaire et bien d’autres, le Directeur départemental de la santé du Zou a vanté les mérites de ce programme.  Selon Dr Winnoc GOUDJO, « la politique de santé communautaire reste une aubaine, et permet d’avoir une vue globale sur ce qui se passe au sein des communautés même dans les coins les plus reculés ». &#160; Définis comme étant les enfants n’ayant reçu aucune dose de vaccins contenant le DTC (Prévention conjointe de la diphtérie, du tétanos, de la coqueluche et de la poliomyélite), « les zéro dose » sont ceux qui échappent régulièrement aux services de soins de santé primaires. Pour GAVI ainsi que pour les autorités béninoises, les vacciner peut donc être bénéfique en ce sens que la vaccination sert de point d&#8217;entrée vers d&#8217;autres services sanitaires, nutritionnels et sociaux. C’est en cela que la mission des relais communautaires prend tout son sens pour la sauvegarde et la préservation de la petite enfance. &#160; Réussir la vaccination de routine a toujours été un casse-tête. Mais avec les agents communautaires, c’est désormais une équation presque résolue avec l’engagement des relais communautaires. Deux communications ont permis à l’équipe mixte GAVI, OMS, UNICEF de voir comment les relais communautaires ont renversé la tendance, surtout en matière de vaccination chez les « zéro dose » et les « sous-vaccinés ». Ils constituent donc la cible privilégiée de la politique de santé communautaire. « Depuis que nous sommes accompagnés par les relais communautaires, chez les enfants zéro dose, ce qui est réalisé, c’est 38588 alors que nous attendons 42340. Donc il nous reste 3752 à réaliser », a déclaré le directeur départemental dans sa présentation. « En ce qui concerne les sous-vaccinés, nous avons vacciné 35977, il nous reste à vacciner 6363 ». Tour à tour, les médecins et autres responsables au niveau du programme élargi de vaccination dans la localité se sont succédés pour expliquer à la délégation, les exploits, les enjeux, mais également les difficultés qui empêchent parfois d’avancer comme il le faut. Grâce à l’aide apportée par le gouvernement et les partenaires comme GAVI, OMS et UNICEF, les relais communautaires sont outillés pour assurer la veille permanente pour des résultats probants. Roland HOUNDETE est un relais communautaire. Il a toujours rêvé de servir les autres, d’être utile pour sa communauté. « Ce que j’aime le plus dans ce que je fais, c’est aller à la recherche des enfants perdus de vue, des zéro dose, réussir à les faire revenir dans le programme élargi de vaccination. Cela procure un sentiment de satisfaction, d’utilité. Lorsqu’il m’arrive de faire les points du nombre de mères et pères de famille que j’ai pu convaincre de l’importance de la vaccination pour les enfants, j’ai un sentiment d’accomplissement ». Ils sont nombreux à partager ce sentiment, remerciant le gouvernement béninois et les partenaires techniques et financiers pour cet investissement. En suivant sur le terrain les relais communautaires, Colette Selman, la Directrice des Programmes Prioritaires de GAVI a été sidérée par la détermination de ces derniers et l’engouement dont font preuve les foyers visités. Elle a été surtout agréablement surprise de rencontrer sur le chemin, des enfants bien portants, au sourire joyeux. « Il est clair que les enfants zéro dose restent une priorité. De quoi sera fait ce monde, si nous ne prenons pas soin aujourd’hui des enfants ? Ce que j’ai vu ici est encourageant. Même s’il y a encore quelques goulots d’étranglement, il est clair que nous tenons là des chiffres qui montrent que cette approche avec les relais communautaires est salutaire ». Tout comme Abomey, la commune de Sô Ava, un village lacustre situé à près de 45 minutes de Cotonou, reste une zone de forte endémie palustre.</p>
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		<title>Bénin: la touche des féministes contre la précarité menstruelle</title>
		<link>https://radioafriquesante.bj/benin-la-touche-des-feministes-contre-la-precarite-menstruelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ginette Fleur Adandé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 08:14:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Santé au Bénin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><img width="150" height="150" src="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2025/02/hygiene-menstruelle-1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" />Dans le cadre de la lutte contre la précarité menstruelle chez les jeunes filles en milieu scolaire, l’ONG Mata-Yara, dirigée par Hermyone Sena Adjovi, lance à chaque rentrée scolaire, une tournée nationale dénommée « DigniFemme ». Elle consiste à distribuer des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables aux filles dans les écoles du Bénin et sensibiliser à l’hygiène menstruelle. L’ONG entend impacter plus de 6.000 jeunes filles dans les 12 départements du Bénin. C&#8217;est la pandémie du coronavirus qui a donné davantage d&#8217;élan à cette initiative qui a fait tâche d&#8217;huile au sein des ONG féministes luttant pour la promotion du genre et l&#8217;épanouissement de la femme. Au Bénin, plus de 15% des filles ont un cursus scolaire perturbé à cause des menstrues.  Les répercussions se ressentent directement aussi bien sur les résultats scolaires, sur la façon dont elles considèrent leur corps et sur  « l’image que les garçons et les hommes se construisent du corps de la femme », a fait remarquer Hermyone Adjovi, présidente de l’ONG Mata-Yara. Mais là n&#8217;est pas le plus difficile. Dans certaines localités du Bénin, les jeunes filles dès leurs premières menstrues sont considérées comme des adultes pouvant arrêter l’école, se marier et avoir des enfants. Il y a également ces idées préconçues et patriarcales de la société qui imposent à la jeune fille un environnement fait de restrictions, de privations et d’exclusion. Elles sont nombreuses à opter pour l&#8217;abandon des cours, n&#8217;ayant pas de serviettes menstruelles à mettre. Elles n&#8217;ont pas les moyens d&#8217;en acheter et sont gênées par le regard que porte la société sur une fille qui a ses règles. « Cette activité permet non seulement de déconstruire les mythes autours des menstrues, mythes qui contribuent à la discrimination ou aux stéréotypes qui handicapent l’épanouissement des filles et femmes, mais surtout d&#8217;attirer l’attention de la communauté sur le fait que les menstrues font partie intégrante de la vie de la femme». Yolande Délidji se prépare pour son premier diplôme du premier cycle. Elle salue la distribution des serviettes menstruelles. « Dans les villes, le problème ne se pose pas, mais dans le monde rural, c&#8217;est une autre réalité. Ma mère aurait voulu que j&#8217;utilise le pagne comme elle l&#8217;avait fait. Mais on nous a appris à l&#8217;école que les tissus que nous prenons pour les menstrues sont vecteurs de maladie. J&#8217;ai dû faire une activité parallèle pour pouvoir acheter mes serviettes menstruelles. Mais avec les serviettes réutilisables qu’on vient de nous offrir, je suis contente. Je ne serai plus obligée de me lever à chaque fois pour vérifier si ma tenue d’école a été tachée par le sang ou pas ». Le programme #DigniFemme vient apporter une solution durable à ces problèmes, tout en veillant au respect de l&#8217;environnement. Le but est d&#8217;autonomiser les filles en milieu scolaire à travers une vulgarisation des bonnes informations et pratiques en matière de menstruation et de gestion d&#8217;hygiène menstruelle, et distribuer des serviettes menstruelles lavables et réutilisables sur plusieurs années. Débuté en 2019, ce projet a abouti en 2020, à l’inauguration d’un atelier de couture où sont produites des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables. Au sein de cet atelier, des filles déscolarisées et des filles-mères « sont embauchées en échange d’une rémunération qui leur permet parallèlement d’améliorer leurs conditions de vie », explique la présidente de l’ONG. Ainsi, de 2021 à ce jour, les serviettes produites par ces filles ont été déjà offertes à plus de 5.000 filles au Bénin. Le programme #DigniFemme a démarré en pleine crise sanitaire. Avec les restrictions et les conséquences sociales qui en ont découlé, il était difficile pour les filles de se procurer des protections menstruelles. Les frontières étaient fermées, les commerçants entretenaient également la surenchère. Il paraissait essentiel pour l’ONG Mata-Yara de voler au secours des jeunes filles pour ne pas en rajouter à la liste des causes du décrochage scolaire. &#160; Aline Kiniffo est professeure dans un collège de Kpomassè, une ville située à quelques kilomètres de Cotonou. Elle confie que la plupart des filles de sa classe ont manqué les cours durant la pandémie, au moins une semaine par mois. « Je suis contente qu’une initiative comme celle-là maintienne les filles à l’école. Depuis qu’il y a eu distribution de serviettes menstruelles, je n’ai plus eu d’absences, à part les jours de marché où certains parents obligent leurs filles à les y accompagner. J’espère que d‘autres filles auront la chance d’en bénéficier ». Au Bénin, la précarité menstruelle est de plus en plus au cœur des préoccupations des organisations qui œuvrent pour le bien-être de jeunes filles. Au plus fort de la pandémie, l’UNICEF en collaboration avec le Gouvernement du Bénin a procédé à la remise de 56.000 kits pour la gestion de l’hygiène menstruelle des adolescentes. C’est aussi le cas de l’ONG Assad-Bénin et l’association Igberado, qui à travers le projet U-Report, ont organisé des ateliers créatifs pour former des jeunes à la fabrication des serviettes menstruelles afin de permettre aux filles de suivre leur scolarité. « Cette activité permet non seulement de déconstruire les mythes autours des menstrues, mythes qui contribuent à la discrimination ou aux stéréotypes qui handicapent l’épanouissement des filles et femmes, mais surtout d&#8217;attirer l’attention de la communauté sur le fait que les menstrues font partie intégrante de la vie de la femme. La bonne gestion des menstrues contribue à l’épanouissement de la femme du point de vue de la santé sexuelle », assure Ayouba Orou Gounou Guene, jeune activiste engagée pour la santé sexuelle et reproductive. Même si des serviettes jetables peuvent s’acheter en pharmacie, leur coût élevé exclut la majorité des filles. Les organisateurs de ces campagnes de distribution de serviettes et des ateliers de confection espèrent que les participantes se feront ambassadrices auprès de leurs camarades, pour que la question des menstrues ne soit plus un frein, encore moins un sujet tabou. &#160;</p>
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		<title>Frère Hounvi : Kidnapping au Togo et Garde à Vue au Bénin, les Détails Choc !</title>
		<link>https://radioafriquesante.bj/frere-hounvi-garde-a-vue-a-la-brigade-economique-et-financiere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Radio Afrique Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Aug 2024 15:44:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Santé au Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[detention]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><img width="150" height="150" src="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2024/08/WhatsApp-Image-2024-08-14-a-18.12.16_a92c5f0c-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" srcset="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2024/08/WhatsApp-Image-2024-08-14-a-18.12.16_a92c5f0c-150x150.jpg 150w, https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2024/08/WhatsApp-Image-2024-08-14-a-18.12.16_a92c5f0c-100x100.jpg 100w, https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2024/08/WhatsApp-Image-2024-08-14-a-18.12.16_a92c5f0c-370x370.jpg 370w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /><strong>Depuis mardi, la nouvelle, comme une traînée de poudre, a envahi les réseaux sociaux et a fait part de la disparition du chroniqueur Steve AMOUSSOU, plus connu sous le nom de Frère Hounvi. Mais ce mercredi, des précisions ont été données sur ce qui s'est passé.</strong></p>
<p> &#160;</p>
<p> L'alerte de la disparition de Steve Amoussou, alias Frère Hounvi, a été donnée mardi par Martin Rodriguez.</p>
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		<title>Election à la HAAC : Le Coup d&#8217;Envoi de la Campagne Est Donné !</title>
		<link>https://radioafriquesante.bj/election-haac-7eme-mandature-la-campagne-electorale-officiellement-lancee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Radio Afrique Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 May 2024 09:19:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Santé au Bénin]]></category>
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		<category><![CDATA[septième-mandature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><img width="150" height="150" src="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2024/05/haac-benin-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" srcset="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2024/05/haac-benin-150x150.jpg 150w, https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2024/05/haac-benin-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /><em><strong> Les professionnels des médias candidats aux élections des conseillers devant siéger à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) peuvent maintenant aller à la rencontre de leurs électeurs et les convaincre de leurs capacités à les représenter valablement au sein de la prochaine mandature. En effet, le vendredi 24 mai à 00h, le président de la Haac, Rémi Prosper Moretti, a procédé au lancement de la campagne.</p>
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		<title>Révolution Santé : Le Bénin s&#8217;attaque aux dangers des boissons alcoolisées en sachet plastique !</title>
		<link>https://radioafriquesante.bj/benin-sante-les-boissons-alcoolisees-en-sachet-plastique-interdites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Radio Afrique Santé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 May 2024 15:33:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Santé au Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[alcool]]></category>
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		<category><![CDATA[sachet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><img width="150" height="150" src="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2024/05/WhatsApp-Image-2024-05-21-a-17.06.54_08aedaa7-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" srcset="https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2024/05/WhatsApp-Image-2024-05-21-a-17.06.54_08aedaa7-150x150.jpg 150w, https://radioafriquesante.bj/wp-content/uploads/2024/05/WhatsApp-Image-2024-05-21-a-17.06.54_08aedaa7-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /><strong> La production, l’importation et la distribution des boissons alcoolisées conditionnées en sachet plastique sont interdites sur toute l’étendue du territoire national. L’arrêté ministériel en date du 17 mai 2024 pris par la ministre de l’Industrie et du commerce Alimatou Shadiya Assouman a été rendu public.</strong></p>
<p> <strong> </strong></p>
<p> Le réveil du parlement béninois sur les dangers que représentent les boissons alcoolisées en sachet plastique semble porter ses fruits.</p>
<p>L’article <a href="https://radioafriquesante.bj/benin-sante-les-boissons-alcoolisees-en-sachet-plastique-interdites/">Révolution Santé : Le Bénin s&rsquo;attaque aux dangers des boissons alcoolisées en sachet plastique !</a> est apparu en premier sur <a href="https://radioafriquesante.bj">Radio Afrique Santé</a>.</p>
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